
Gestion intégrée des eaux pluviales
Dimensionnement du plan d'égouttage et des ouvrages de rétention/infiltration
Aperçu du projet

Client : La Plaine Chassart
Localisation : Fleurus, Belgique
Secteur : Carrières et construction
Résultats clés

Conformité réglementaire totale
Le dimensionnement respecte l'ensemble des critères de la Région wallonne en matière d'infiltration, de rétention, de gestion des pics de débit et de contrôle du débit de fuite vers l'exutoire, à l'appui de la demande de permis d'urbanisme.

Sécurité opérationnelle et prévention incendie assurées
Le système intègre les dispositions spécifiques de prévention d'incendie prescrites par la ville de Fleurus, dont les volumes d'eau disponibles à moins de 50 mètres de tous les bâtiments.

Valorisation des eaux pluviales dimensionnée
Un potentiel récupérable de 1 886 m³ par an a été identifié et un système de collecte dimensionné, couvrant les sanitaires, le lavage des véhicules et l'arrosage sur site.
Le défi
Un site logistique relocalisé et en expansion, dont les nouvelles surfaces imperméabilisées génèrent des eaux de ruissellement à gérer, retenir et, dans la mesure du possible, valoriser.
La Plaine Chassart projetait de relocaliser les activités de Mathias Bois sur son site de Marbais, impliquant la construction de nouveaux bâtiments ainsi que la reconstruction et l'agrandissement de structures existantes. Chaque nouveau bâtiment et chaque dalle imperméabilisée empêche l'eau de pluie de s'infiltrer naturellement dans le sol. En Région wallonne, cela déclenche un ensemble d'obligations réglementaires strictes : les eaux pluviales doivent être infiltrées prioritairement sur site, les débits de pointe doivent être maîtrisés avant tout rejet vers un cours d'eau, et une capacité de rétention suffisante doit absorber les épisodes pluvieux intenses. Dans ce cas, une partie des nouvelles surfaces imperméabilisées se trouvait également en zone d'aléa d'inondation, nécessitant une attention particulière dans la documentation technique.
Le site présentait deux niveaux de complexité supplémentaires. Sur le plan géologique, le site est situé sur une zone karstique en calcaire carbonifère, ce qui a nécessité une consultation spécifique auprès des autorités wallonnes et une attention particulière lors de la conception des ouvrages d'infiltration. Sur le plan de la sécurité, une étude de prévention d'incendie commandée par la ville de Fleurus en novembre 2023 prescrivait des volumes d'eau spécifiques à maintenir en permanence disponibles pour la lutte contre l'incendie, devant être pleinement intégrés dans la conception du système de gestion de l'eau.
La Plaine Chassart a mandaté Revalio pour rédiger une note technique sur la gestion intégrée des eaux pluviales, conseiller sur le choix des matériaux de revêtement, et dimensionner le plan d'égouttage ainsi que les ouvrages de rétention et d'infiltration, le tout à l'appui de la demande de permis d'urbanisme.


Ce que Revalio a réalisé
Revalio a rédigé une note technique et conçu un système complet de gestion intégrée des eaux pluviales, couvrant en une solution cohérente l'égouttage, l'infiltration, la rétention et la valorisation.
Note technique pour le permis d'urbanisme
Une note technique sur la gestion intégrée des eaux pluviales a été rédigée, tenant compte des prescriptions spécifiques applicables aux zones inondables et appuyée de photos du site. La note traite de l'ensemble des exigences de la Région wallonne applicables et constitue le fondement technique de la demande de permis d'urbanisme.
Plan d'égouttage et dimensionnement du prétraitement
La surface équivalente totale génératrice de ruissellement a été calculée à 4 489 m², couvrant les toitures des bâtiments et les surfaces bétonnées. Le réseau d'égouttage a été dimensionné selon la méthode Manning-Strickler, comprenant 525 mètres de canalisations PVC de diamètres allant de 125 mm à 400 mm. La conception sépare les flux d'eau selon leur origine. Les eaux de toiture, relativement claires, sont collectées par gouttières et orientées en priorité vers les citernes de valorisation, le débordement rejoignant le bassin d'infiltration. Les eaux de surfaces bétonnées, susceptibles de contenir des matières en suspension et des hydrocarbures, passent par un prétraitement : un débourbeur de 13 m³ traite les eaux de la dalle de manœuvre autour du bâtiment de stockage de terre végétale, tandis qu'un débourbeur combiné à un séparateur d'hydrocarbures de 5 m³ traite les eaux de l'aire de lavage.
Bassin de rétention et d'infiltration
Sur la base de la méthodologie GTI de la Région wallonne avec une période de retour de 30 ans, dépassant le minimum légal de 25 ans, le volume de rétention nécessaire a été calculé à 217 m³ avec une contrainte de vidange inférieure à 48 heures. Deux essais d'infiltration in situ avaient été réalisés sur site, donnant des valeurs de perméabilité très différentes. La valeur la plus conservative, soit 1,2×10⁻⁵ m/s, a été retenue pour le dimensionnement afin de tenir compte de l'hétérogénéité des sols typique d'un site industriel. La géométrie retenue est un bassin filtrant sec carré de 18 m de côté, 83 cm de profondeur, avec des berges à 25°, pour une emprise totale de 325 m².
Stockage des eaux pluviales et réserve incendie
Un système de stockage distinct des ouvrages de rétention a été conçu pour maintenir les eaux pluviales récupérées en permanence disponibles pour des usages non potables. Sur la base d'une superficie totale de toiture de 3 028 m², d'une pluviométrie annuelle de 814 mm, d'un coefficient de ruissellement de 0,85 pour les toitures métalliques et d'un rendement de filtration tourbillonnaire de 90 %, le potentiel récupérable a été calculé à 1 886 m³ par an. Une citerne en béton de 20 m³ couvre les usages quotidiens incluant les sanitaires, le lavage des véhicules et l'arrosage, soit 170 m³ par an. Une citerne souple distincte de 120 m³ assure la réserve incendie requise par la zone de secours Hainaut-Est, disponible en permanence à moins de 50 mètres de tous les bâtiments.


Comment fonctionne la solution
Le système intégré suit une logique claire : séparer les flux d'eau selon leur qualité, traiter chacun de façon adaptée, et acheminer chacun vers sa destination appropriée.
Les eaux de toiture, relativement claires, sont collectées et orientées en priorité vers les citernes de valorisation via un filtre tourbillonnaire qui élimine les sédiments avant stockage. Une fois les citernes pleines, le débordement rejoint le bassin d'infiltration. Les eaux de surfaces bétonnées, potentiellement chargées en raison des circulations de véhicules, passent par des débourbeurs et, le cas échéant, un séparateur d'hydrocarbures avant d'atteindre le bassin, protégeant ainsi l'ouvrage d'infiltration du colmatage et la nappe phréatique de toute contamination.
Le bassin joue le rôle de tampon hydraulique du site. Lors d'épisodes pluvieux intenses, il capture les volumes de pointe et les restitue progressivement par infiltration dans le sol, favorisant le rechargement de la nappe locale plutôt que d'envoyer un pic de débit vers l'aval. La contrainte de vidange en 48 heures garantit que le bassin est prêt à accueillir le prochain épisode pluvieux dans les deux jours.
Les citernes fonctionnent selon une logique entièrement différente. Contrairement au bassin de rétention conçu pour se vider rapidement, les citernes sont conçues pour rester pleines, constituant une réserve permanente d'eau gratuite et localement récupérée pour les usages non potables quotidiens sur site. Avec les usages actuellement prévus, seuls 9 % du potentiel récupérable total sont valorisés, laissant une marge importante pour de futurs usages tels que l'alimentation en eau de compostage, l'arrosage étendu ou le partage avec des sites voisins.
Résultats
✓ Note technique sur la gestion intégrée des eaux pluviales rédigée, tenant compte des prescriptions en zone inondable et à l'appui de la demande de permis d'urbanisme.
✓ Conformité totale avec les critères de gestion des eaux pluviales de la Région wallonne, dimensionnée pour une période de retour de 30 ans et une contrainte de vidange de 48 heures.
✓ Bassin d'infiltration dimensionné à 18×18 m, 83 cm de profondeur, avec la valeur conservative de perméabilité de 1,2×10⁻⁵ m/s retenue pour refléter l'hétérogénéité du site.
✓ Réseau d'égouttage de 525 m conçu et dimensionné, avec un prétraitement adapté à chaque flux selon sa qualité.
✓ Exigences de prévention d'incendie pleinement intégrées, avec 140 m³ d'eau en permanence disponible combinant une citerne béton de 20 m³ et une citerne souple de réserve de 120 m³.
✓ Potentiel de récupération des eaux pluviales de 1 886 m³ par an quantifié et système de stockage dimensionné, avec 91 % du potentiel disponible pour de futurs usages supplémentaires.
Besoin d'aide pour vous mettre en conformité ou réduire votre consommation d'eau ?
Gérer les eaux pluviales sur un site industriel ou logistique en expansion signifie satisfaire simultanément les exigences géologiques, hydrologiques, réglementaires et opérationnelles. Que vous soyez confronté à des contraintes karstiques, à des obligations en zone inondable, aux exigences d'infiltration de la Région wallonne ou que vous souhaitiez simplement valoriser au maximum les eaux de pluie qui tombent sur votre site, Revalio conçoit des solutions qui vont au-delà de la simple conformité.
